Cinéma

[CINEMA] The Big Year

Par Simon Duflos   
Le 19/09

Échec commercial aux États-Unis, "The Big Year" avait pourtant tout pour plaire. Qui n'a jamais rêvé de voir des ornithologues s'écharper pour le titre de "best birder in the world", traduisez "meilleur observateur d'oiseaux du monde", ou quelque chose comme ça. Le film sort aujourd'hui en France, et l'on doute qu'il ne connaisse un meilleur sort qu'outre-Atlantique, malgré quelques qualités indéniables.

Il existe réellement, dans le monde, une caste d'amoureux de la nature suffisamment fous, excentriques, passionnés, pour passer un an de leur vie à chasser les oiseaux. Pas pour les faire cuire et les manger ensuite, mais uniquement pour les voir ou les entendre. Les prendre en photo aussi, parfois. The Big Year est un concours informel entre ornithologues, ou birders. Il se déroule sur une aire géographique délimitée, et débute le 1er janvier de chaque année, pour se terminer, vous l'aurez deviné, le soir de la Saint Sylvestre. Le record actuel est de 748 espèces recensées par Sandy Komito en 1998. Cette année-là, deux autres birders ont voulu se mesurer à lui, Al Levantin, et Greg Miller. Voilà ce que raconte The Big Year.

Le film peine un peu à décoller (#jeudemots), les scènes d'exposition se répètent, car il s'agit que l'on comprenne bien que les trois protagonistes sont en pleine remise en question. il y a donc un millionnaire fatigué d'être le roi de sa compagnie (Steve Martin), un ingénieur informaticien (Jack Black), et le détenteur du record du monde de birding (Owen Wilson). Respectivement, vous avez la crise de la cinquantaine, le no-life divorcé qui est retourné vivre chez ses parents, et l'homme-enfant incapable de s'engager dans sa vie de couple. 

Owen Wilson et Steve Martin, The Big Year - © 20th Century Fox

La rencontre entre les trois aurait pu tourner au désastre si le film s'était attardé plus longtemps sur Owen Wilson. Mais ce sont bien Jack Black et Steve Martin qui occupent la majeure partie du scénario, donnant plusieurs scènes réellement comiques, et surtout un second degré qui rend The Big Year beaucoup plus proche d’une bonne comédie que du téléfilm sentimental du dimanche après-midi sur M6.

"Et si on n'aime pas les oiseaux ?", objectera-t-on. Ce n'est en fait pas si important, les piafs ne servent, Dieu merci, que de prétexte pour un road trip à travers les États-Unis, jusqu'en Alaska. Si le rythme du film ne s'emballe jamais vraiment, il est ponctué de scènes clés qui gardent le spectateur en haleine. On appréciera également les apparitions d'Anjelica Huston et Jim Parsons (a.k.a. Sheldon Cooper).

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