Ressources humaines

Le Wasser Ball

Par Pierre Michel   
Le 22/03

Parce qu’à travers chaque être humain, un espace unique et intime s’ouvre sur le monde, « Ressources humaines » explore ses territoires et ses richesses. Aujourd’hui, le Wasser Ball.
backdraft-film
Kurt Russel dans "Backdraft"

Fire walk with me 

On l’aura compris c’est le printemps. Si pour tout le monde le printemps commence le 20 mars, les Suisses, revêches comme jamais, préfèrent scruter avec la plus grande attention un marronnier, officiel qui plus est, pour déclarer si oui ou non le printemps est bien là, et ce depuis 1818.

 Avec le printemps donc, les esprits s’échauffent, les jonquilles font leur apparition et tout devient plus ou moins prétexte à la gaudriole. Et en la matière, ce sont  les pompiers, une fois n’est pas coutume, qui sont aux avant-postes. Les pompiers que l’on appelle hommes du feu – les premiers des pyromanes surtout – ou encore – et là visiblement tout le monde n’a pas fait la guerre - les « soldats du feu ».

Des soldats…

Ces guerriers donc qui ne se déplacent jamais à moins de 10, dans trois camions, l’échelle télescopique déployée et le casque chromé sous le bras. Et peu importe après tout qu’il ne soit question que de venir en aide à un chaton, perdu dans un arbre ou à – mais oui – poissons rouges. Dans leur détermination et leur sens du sacrifice, ces hommes de peu de mots nous rappellent eux aussi les heures les plus sombres de notre histoire, Omaha Beach et le chemin des Dames réunis.

Côté caserne, le vie est parfois morose et il faut parfois faire avec les moyens du bord pour égayer un peu les longues journées sans feu de forêt. Ce qui n’empêche pas de faire appel à des renforts si besoin. Quant aux interventions, il faut bien garder en tête que  le danger est parfois là où on ne l'attend pas

Water World

Bref, la vie n’est pas rose tous les jours pour les pompiers et il faut parfois bien ouvrir les vannes (jeu de mots #lol), évacuer la pression [#festival, ndlr] qui pèse sur les épaules de ces héros du quotidien. Et comme jouer est le fruit d’une riche nature, ne nous étonnons pas que ces sentinelles soient là encore les premiers à déployer des trésors d’imagination pour rendre plus belle la vie, à l’instar de leurs collègues allemands qui tous les jours veillent sur la ville d’Ingolstadt (ville jumelée avec Grasse nonobstant). Si Ingolstadt est connue pour être la ville où officiait le docteur Frankenstein de Mary Shelley, elle l’est moins pour l’esprit badin qui règne dans ses casernes.

C’est pourtant là que le Wasser Ball a été créé. Le Wasser Ball n’est pourtant pas à confondre avec le water ball, bien que tous deux signifient approximativement la même chose. Si la déclinaison anglo-saxonne inclut d’être immergé dans l’eau - le plus souvent, voire tout le temps, une piscine -, le Wasser Ball consiste lui à vider les nappes phréatiques bavaroises en poussant à l’aide d’une lance à eau un ballon visiblement sponsorisé par Nivéa, ce que l’on ne s’explique pas.

Vivement les batailles d’essence. 

 

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