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Par Pierre Michel   
Le 20/02

Parce qu’à travers chaque être humain, un espace unique et intime s’ouvre sur le monde, « Ressources humaines » explore ses territoires et ses richesses. Aujourd’hui, le repassage.

Le nom de l’émission – « La femme et la maison » – était déjà tout un programme. Mais quand le personnel de l’INA a la tête de travers et le déforme involontairement, ça donne un intitulé d’autant plus savoureux : « La femme à la maison ». Au moins, c’est dit.

Pour ce numéro donc de « La femme à la maison », la journaliste grand reporter Christiane Rabiega se rend à une formation de repassage de chemises d’hommes dans un haut lieu du féminisme en état quasi insurrectionnel : le centre ménager de Masny. Masny, une petite bourgade qui se situe non loin d’Hénin Beaumont et de Douchy-les-Mines. A cette époque, l’ORTF vendait du rêve. Dans une ambiance de folie furieuse, Christiane Rabiega nous présente trois jeunes femmes viscéralement disciplinées, puisqu’elles poussent leur goût pour l’ordre jusqu’à se présenter par ordre de taille, tels les frères Dalton.

Tout d’abord, il faut savoir que repasser une chemise d’homme est une affaire « très délicate ». On ne nous dira pas précisément pourquoi, mais l’on devine la pression qui peut s’exercer sur la ménagère à l’heure de toucher la sacro-sainte chemise de son kaiser.

Il faut néanmoins l’avouer : bobonne fait absolument n’importe quoi. Si l’on suit le premier précepte, il faut humecter la chemise, la rouler dans un torchon (humide lui aussi) et attendre 24h. Astucieux. Pis : non content d’attendre en marcel une journée entière sur son canapé, Albert va aussi devoir patienter de longues minutes que madame se mette à l’ouvrage. Six minutes montre en main, c’est le temps dont elle aura besoin pour s’acquitter de sa tâche. Bien entendu, c’est une hérésie totale. Dans le registre du grand n’importe quoi, on continue en repassant la chemise à l’endroit. C’est peut-être l’ORTF, mais il y a des limites à la désinformation. Ni fait, ni à faire. Enfin, parce qu’il ne faut jamais rater une occasion de se compliquer la vie, une fois la chemise repassée, c'est le moment de la plier.

Bravo, merci mademoiselle. « Mademoiselle », oui, parce qu’il est évident qu’elle n’a pas de nom.

 

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