Ressources humaines

La peaurouge-ôlogie est un sport de combat

Par Pierre Michel   
Le 11/02

Parce qu’à travers chaque être humain, un espace unique et intime s’ouvre sur le monde, « Ressources humaines » explore ses territoires et ses richesses. Aujourd’hui : la peaurouge-ôlogie.
Peaurougeologue
Peaurougeologue

Reno Raines, alias Vincent Black, aka Lorenzo Lama, ce hors-la-loi poursuivant les hors-la-loi, ce chasseur de primes, bref ce renégat, ne rôde pas seulement du côté du Dakota, il hante la Camargue sous le nom de Serge Holtz.

Apôtre en daim perlé de l’aussi polémique que sulfureuse peaurouge-rôlogie, il en expose les bases et principes aux côtés d’un Marcel Desrumeaux tout en flanelle. La peaurouge-rôlogie, aurait tout aussi bien pu s’appeler « Etude des indiens d’Amérique à travers leurs coutumes, rituels et vestes à franges » ou « Cheyenne fan club », mais peaurouge-rôlogie, c’est plus joli.

Quant à Serge Holtz, de brèves recherches nous apprennent qu’il est une mémoire du western en France, qu’il fut journaliste et spécialiste international du lasso. Il fut aussi le premier à importer des bisons d’Amérique en France, et de cela, on ne le remerciera jamais assez. Si la peau-rôlogie est plus une philosophie qu’une science, le lasso est bien plus qu’un sport : c’est un style de vie.Indispensable au développement de la patience et du rythme, la pratique du lasso ne connaît pas de frontières. Elle se fait aussi bien chez soi, dans la rue, ou sur une plage de La Baule. Argument massue : le lasso de Prusse peut rendre service dans de nombreux cas.
Mais ce que Serge Holtz oublie de dire, c’est que c’est avant tout un formidable outil de drague. Puisque c’est américain.
 

Verbatim :

Serge :
- Voyez, je suis très décontracté.
(« Tout discours de sens veut mettre fin aux apparences, c’est là son leurre et son imposture. Mais aussi une entreprise impossible : inexorablement le discours est livré à sa propre apparence, et donc aux enjeux de séduction, et donc à son propre échec en tant que discours. »)

La journaliste :

- Qu’est-ce que vous êtes en train de me faire ?
(« C’est ce qui transparaît dans le jeu le plus banal de la séduction : je me dérobe, tu ne me feras pas jouir, c’est moi qui te ferai jouer, et qui te déroberai ta jouissance. Jeu mouvant, dont il est faux de supposer qu’il n’est que stratégie sexuelle. »)

Serge : 

- Je fais une crinoline autour de vous.
(« La loi de la séduction est d’abord celle d’un échange rituel ininterrompu, d’une surenchère où les jeux ne sont jamais faits, de qui séduit et de qui est séduit, pour la raison que la ligne de partage qui définirait la victoire de l’un, la défaite de l’autre, est illisible. »)

La journaliste :

- Vous savez je ne porte que des minijupes.
(« Ce qui ne donne sur rien, on a toutes les raisons de l’ouvrir. Ce qui ne veut rien dire, on a toutes les raisons de ne jamais l’oublier. »)

Serge : 

- Vous savez c’est pas grave, je suis photographe publicitaire, et photographe de mode également.
(« Tour à tour les masses n’ont été « séduites », à l’ère moderne, que par deux grands événements : la lumière blanche des stars, et la lumière noire du terrorisme. »)

La journaliste :

- Ah bon, et vous vous entraînez souvent ici

 

Bref, le lasso, c’est la route 66 pour pécho, en toute décontraction.

(Citations de Jean Baudrillard, De la séduction, Galilée, 1979)

 

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