Pressing

Pressing #1 : Captain Bigleux


Le 21/01

Tous les samedis, un retour sur l'événement de la semaine et son traitement dans la presse. Pressing du 16 au 21 janvier.

2012 est une année étrange. Avec ce nombre devenu quasi mystique, s'associent présage de fin du monde et souvenir du naufrage du Titanic.

Et cette semaine, alors que se célèbre la nouvelle année par la vision du film de Roland Emmerich et que James Cameron s'apprête à ressortir son romanesque catastrophe en 3D, la lecture de la presse nous ramènent à la réalité, ou au moins montrée comme telle. Sur les écrans des chaînes info, dans les JT, la presse, partout, on revit le Titanic avec le Concordia. Avec en guise de héros, un capitaine abandonneur plus qu'abandonné (Oh Hé Oh Hé). Curieux parallèle, alors que les images d'un cargo de croisière échoué résonnent encore, de tomber sur Le Nouvel Observateur qui s'interroge sur le bilan de Sarkozy. Persistance rétinienne. En illustration, celui qui se vante d'être un « capitaine en pleine tempête », selon les éléments de langage de l'UMP qui, on ne sait trop comment, sont devenus ceux de la presse. Bien choisi pour quelqu'un qui cherche à se faire pardonner d'avoir commencé son quinquennat sur un yacht. Depuis quelques mois, on lit que la Sarkozie tient la barre, fixe un cap, mène sa barque, puis tombe sur le récif du triple A et nage en eaux troubles.  

C'est cette dernière métaphore qu'a retenue Le Nouvel Observateur cette semaine. Seul dans la tempête, mais à l'eau, malmené par les vagues, sous un ciel sombre, Sarkozy est à deux doigts de couler. Ou comment une campagne de com' savamment orchestrée « prend l'eau ».

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Page intérieure du Nouvel Obs du 19 janvier

Et puis, puisque la capitainerie est en vogue au gouvernement, on pense aussi à Longuet, estimant en creux qu'Hollande a tout du capitaine du Concordia. « Il y a des capitaines qui frôlent trop les côtes et qui conduisent leurs bateaux sur les récifs », a-t-il dit sur LCI. « Je trouve que François Hollande côtoie et tutoie les déficits publics avec beaucoup de complaisance » (mais attention, dire qu'il a comparé les deux est un « procès d'intention », se défend le ministre quelques minutes plus tard sur l'antenne de France Inter). Histoire de devancer les critiques contre son propre capitaine ? Car si « on ne change pas de capitaine en pleine tempête », comme l'argumente l'état-major de la majorité, il se peut que ce soit le capitaine qui quitte le navire. Et alors, on fait quoi ?

En une image, Le Nouvel Observateur résume l'enjeu de la campagne et interroge. Le « président protecteur » aura-t-il l'attitude du capitaine du Concordia ou du Titanic et de son orchestre ? Qui seront les rescapés ? Où sont les canots de sauvetage ? Qui les pilote ? Et, dis, c'est encore loin la rive ?

 

 

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